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Les heures et la paie BTP

La paie du bâtiment ne ressemble à aucune autre. Voici pourquoi, et comment la tenir.

Une entreprise de dépannage de cinq à quinze personnes passe une soirée par mois à ressaisir des heures, des paniers et des trajets pour son cabinet, et se trompe. Ce thème explique ce que la paie BTP exige, et comment les gestes du terrain peuvent la remplir.

La paie BTP est la paie des entreprises du bâtiment et des travaux publics, régie par des conventions collectives propres aux ouvriers, aux ETAM et aux cadres, et par des dispositifs que les autres secteurs n'ont pas : les congés payés versés par une caisse mutualisée, le chômage intempéries, les indemnités de petits déplacements par zones, le grand déplacement, la carte d'identification professionnelle. Une entreprise de plomberie ou d'électricité de dix personnes y est soumise comme un grand groupe de travaux publics.

Ce qui rend cette paie coûteuse n'est pas sa complexité, que le cabinet connaît, mais la collecte des variables : qui a travaillé combien d'heures, quel jour, sur quel chantier, à quelle distance, avec quel repas, quelle astreinte, quelle absence. Ces informations naissent sur le terrain, et se perdent entre le terrain et le bulletin.

Ce que le bulletin d'un ouvrier du bâtiment porte de particulier

Les congés payés ne sont pas versés par l'employeur mais par la caisse Congés Intempéries BTP, à laquelle l'entreprise cotise sur sa masse salariale. Les journées perdues pour intempéries sont indemnisées selon un régime propre. Les indemnités de trajet, de transport et de repas des petits déplacements sont calculées par zones concentriques autour du siège ou du dépôt. Les heures supplémentaires se décomptent à la semaine, majorées par tranche selon la convention. Chaque ligne a sa règle, et chaque règle a besoin d'une variable juste.

La fiche navette, ou comment les variables partent au cabinet

Le cabinet ne peut pas deviner les heures de Karim ni le nombre de paniers de Franck. Il attend, chaque mois, une fiche navette : le récapitulatif des variables par salarié, avec le détail qui permet de vérifier sans rappeler. Une navette avec un trou coûte un aller-retour, un retard de paie, et parfois une déclaration à corriger. La fiche de ce thème dit ce qu'elle doit contenir, famille par famille.

Les mêmes heures servent deux fois

Les heures qui partent au cabinet sont aussi celles qui servent à calculer le coût horaire chargé d'un technicien, donc la marge réelle de chaque intervention. Une entreprise qui pointe ses heures au geste, sur le téléphone du technicien, alimente la paie et la tarification d'une seule saisie. C'est l'argument central de Torvis, et c'est vérifiable en trente secondes de démonstration.

Ce que fait le logiciel, et ce qu'il ne fait pas

Torvis n'édite pas de bulletin. Il produit la fiche navette que le cabinet attend, remplie par les gestes du terrain : je pars, je suis sur place, j'ai terminé. Les heures et la paie ventilent les heures supplémentaires selon vos paramètres de convention, comptent les paniers, les astreintes, les absences, et bloquent l'export tant qu'une anomalie subsiste. Le cabinet reste responsable du bulletin.

Questions fréquentes

Les questions qui reviennent sur ce thème.

Une question qui n'est pas là ? Posez-la par le formulaire de contact, ou réservez trente minutes.

Qu'est-ce que la caisse Congés Intempéries BTP ?

Une caisse mutualisée à laquelle toute entreprise du bâtiment doit s'affilier. L'employeur y cotise sur la masse salariale brute, et c'est la caisse qui verse aux salariés leurs indemnités de congés payés et gère le régime des intempéries. Sur le bulletin, les congés ne sont donc pas payés par l'entreprise, ce qui déroute les logiciels de paie généralistes.

Comment se décomptent les heures supplémentaires dans le bâtiment ?

À la semaine, au-delà de la durée de référence, par tranches majorées selon la convention collective applicable et les éventuels accords d'entreprise. Le dimanche et les jours fériés ont leurs propres majorations. Les seuils et les taux sont des paramètres, jamais des constantes : ils se saisissent avec leur source et leur date d'effet.

Un logiciel de gestion d'interventions peut-il faire la paie ?

Il peut collecter les variables et produire la fiche navette, ce qui est la partie coûteuse. L'édition du bulletin, la déclaration sociale nominative et la veille des cotisations restent au cabinet ou à un logiciel de paie. Torvis s'arrête volontairement à la navette, et le dit.

Phase de test

Le logiciel tourne. Nous cherchons les entreprises qui le feront tenir sur le terrain.

Torvis est déployé et se teste avec un premier cercle d'entreprises de dépannage. Vous l'utilisez sur vos vraies interventions, vous nous dites ce qui manque, et les dix premières clientes gardent 10 % de remise pendant douze mois.